History

1945 Birth of a Union, Short history of the GTU.

On 24 November 1945, the western suburb Government school, now the Edgar Millien Government school, hosted a historical meeting of Government teachers who had been called to decide upon the formation of a single union with both categories of teachers or a separate one regrouping all Government teachers only. Though Mr Kenneth Baker, the Labour Adviser at that time, advocated the case of one single and common union, Government teachers opted for the contrary after the brilliant expose of one Andre Bazerque who was to make the history of the union later.

The union was named Mauritius Government Teachers Union. It was officially registered on the 10th of December 1945. The first Executive Council of the union was constituted as follows;

President – Auguste Vollaire

Secretary – Andre Bazerque

Treasurer – V.Louise

Members – Miss E.Audibert ,Mr D.Gajadhursing,Mr E.Derblay, Mr S.Ramchurn, Mrs G.Fournier ,Mr P.La Fond, Mr S.Keetarut , Mrs F.Henlin, Mr Nuckchedy, Mr H.Jouan, Mr R.Seeraj, Mr P.Bazerque, Auditors:Mr Samuel Esser,Mr Maurice Evenor Moutou.

The union declared its first dispute in 1946 on the salary proposals made by the Swinden Commission. In 1953, Mr Andre Bazerque paid a high price for his involvement in the union as disciplinary actions were taken against him and he lost his job. Even today, GTU never fails to pay him tribute for his sincere service and sacrifice on Labour Day each year. When the Industrial Relations Act was passed in 1973, the MGTU had to be registered again as the Government Teachers Union. With a membership of more than 4800, the union remains one of the most democratic with its one man one vote system and the most respected one in the whole education sector.

 

 

Louis Eugène Fabien, le dernier des Mohicans de la GTU

Natif de Port Louis et adulé par presque tous les enseignants de son époque et surtout de la capitale, Louis Eugène Fabien a marqué de façon indélébile l’histoire de la GTU. Fabien vivait le syndicalisme et le social. Il respirait la GTU. Sa vie toute entière a été consacrée à la GTU. Je n’ai connu nul autre que Fabien qui a autant aimé, adoré la GTU. Dans ce monde égoiste de matérialisme ambiant, rares sont des individus qui se consacrent autant à l’avancement des autres, au bienfait de ses collègues et la joie de vivre de tout un chacun. Eugène s’est donné corps et âme pour la profession qu’il adorait tant et par ricochet, au bien être de ses collègues –profs. Il a été indibutablement le plus grand défenseur de la GTU. Simple, honnête, sincère, dévoué, franc, loyal….. les adjectifs ne suffiront guère de le qualifier. Il a été un délégué infatigable du syndicat et a servi pendant de longues années comme membre du comité exécutif de la GTU. Méticuleux et astucieux, il a été celui qui arrivait à la GTU le plus tôt et qui la quittait en dernier. Plus d’une fois, Eugène a été au syndicat jusqu’à deux heures du matin pour en revenir à.. 5hres du matin. Nuit et jour, il s’adonnait aux diverses activités de la GTU pour mener à bon port les nombreuses revendications et demandes des enseignants. C’est cette vie de sacrifice qui mena à la destruction pure et simple de sa vie de famille. Il en était bien conscient. Soit la famille, soit le syndicat. Il choisit le deuxième. Même s’il vouait un amour immense son épouse et ses deux enfants. Après 38 ans de services loyaux, il se retira du professorat et connut une vie des plus solitaires et de surcroît, misérables comme tant d’autres syndicalistes sincères. Néanmoins, il n’avait pas oublié la GTU et ne pouvait s’en passer. C’est L. E. Fabien qui me montra la chemin menant à la GTU un beau jour de 1977, les années de braise du syndicat. Il a été mon mentor. Il inculqua en moi l’esprit du sacrifice et de dévouement à la cause des autres. Un vrai messie. Homme de proximité, il sillonnait constamment sa région et était à l’écoute de tous les membres indistinctement. Fait notable : ayant servi de longues années au comité, Eugène n’a jamais pris l’avion de sa vie pour aller se prélasser sous d’autres cieux comme le faisaient ses co-équipiers. Il n’y était nullement intéressé. Il représentait le vrai humanisme à la GTU et était le symbole tonitruant de l’anti-communalisme. Il n’a jamais eu la chance de travailler dans un ‘star school’. Proche qu’il était des enfants des régions exclus, ses écoles de prédilection furent : Briquetterie, E. Anquetil, La Cure, Nicolay… Le 8 Mars 2003, à l’école R. Rivet il était toujours à côté de moi, jour des élections de la GTU. Vers les minuit, il se sépara de nous, après nous avoir suppliés de passer la nuit chez lui, Khalil et moi. Tout le monde avait quitté l’enceinte de l’école R. Rivet. Nous le refusâmes. Il nous regarda s’éloigner. Et il partit. Sur la pointe de pieds. Jusqu’au-delà. Adieu Eugène.

N.B : C’est à juste titre et à l’unanimité du comité exécutif et des membres que la décision a été prise de rendre hommage à Eugène à titre posthume en donnant son nom au Teachers’ Centre à l’occasion du 60eme anniversaire de la GTU.

Vinod Seegum  Septembre 2005